Matériel
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Les câbles sont une plaie. L'un des câbles les plus gênant est celui qui relie l'autostar au PC et qui sert à avoir la position du télescope pour l'autoguidage et le pointage depuis un logiciel comme Starry Night puisqu'il limite la mobilité de la raquette entre PC et LX90. La liaison est série, avec un adaptateur serie/USB qui monopolise un port USB sur le portable. L'idée est donc de passer cette liaison qui n'est pas très sensible en terme de latence sur une connexion bluetooth. Il existe bien sûr des solutions toutes faites, mais le faire soi même permet de s'en tirer pour moins cher que les 100€ demandés, et on a en plus la chance de pouvoir eventuellement griller sa raquette ! Il existe pour un prix modique des modules bluetooth UART tel que celui ci :
La vitesse est préréglée d'origine, en l'occurence 9600 bauds pour l'Autostar. En revanche, ces modules fonctionnent en TTL CMOS à 3.3V alors que l'autostar fonctionne en sortie sur 9V en mode RS232C. Il faut donc en plus un module d'adaptation entre TTL CMOS et RS232, typiquement un module avec un composant MAX232 tel que celui ci :
Les deux modules travaillent en alimentation entre 3.3 et 5.5V, donc les deux peuvent s'alimenter à partir d'un simple boîtier avec trois piles AAA et ils rentrent dans un petit boîtier. Voici le résultat final : Et chose incroyable : ça marche pour moins de 25€ et plus de problème de convertisseur USB/Série avec Vista !! Nous utilisons un LX90 en equatorial sans voir le Nord. C'est pour cela que j'ai tracé la direction du Sud sur notre balcon. La méthode que j'utilise est la suivante :
3 - Puis je relance une MES en mode Easy. Il me donne le décalage à la fin de la MES. 4 - Si nécessaire, je fais les corrections avec les réglages de la table. Au final, ca fonctionne très bien et je suis très rapidement dans la limite de 5' de l'Autostar. Je laisse le trépied et la plateforme dehors, et je remets le tube et la fourche en place à chaque fois que je veux imager. J'aligne en mode Easy systématiquement car c'est un mode "intelligent" qui compense les erreurs de MES et comme cela j'ai le aussi décalage en fonction du NCP pour vérification qu'il n'y ai pas eu un coup de pied dans le trèpied entre deux sessions. Il y a quelques temps, l'examen toujours cruel de la lampe de poche m'a révélé une infâme trace non identifiable sur le miroir secondaire de mon LX90. C'est bien simple, je n'en dormais plus la nuit en craignant un piquage du miroir. Aussi, étant en vacances en Provence au printemps dernier, et à la (dé)faveur d'une météo exécrable, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai entrepris le démontage de tout celà. Les fournitures ont été : - 1L d'alcool éthylique à 90% - 5L d'eau déminéralisée - Deux gouttes de liquide vaisselle bio - Une cuvette ronde neuve - Une microfibre neuve et non pelucheuse - Un paquet de coton qualité chirurgicale (non traité donc) - Et deux oreillers ! Mon LX90 EMC date de 2001, et je soupçonne qu'il n'a jamais été nettoyé par le précédent propriétaire. Icelui ayant été particulièrement soigneux, la lame de fermeture n'avait que les poussières et les quelques tâches de condensation habituelles à l'exception d'une belle trace de doigt, certainement suite à une collimation. Bref, n'eut été cette tâche suspecte sur le secondaire, je l'aurai laissé tel quel. ![]() Après avoir passé un pinceau pour retirer les poussières, j'ai commencé par repérer le montage du cache de la lame.
![]() J'ai ensuite entrepris de dévisser les six vis du cache. A noter que celle ci étaient un peu collées, ce qui confirme l'absence de démontage. Une fois les vis retirées (avec le tube positionné de telle façon que la lame ne puisse tombée), j'ai utilisé un cure dent pour virer le cache.
![]() La lame repose sur six petites pièces de liège qui servent au centrage. Celles ci sont restées en place lorsque que j'ai retiré la lame. Dans le cas contraire, il faut les replacer au même endroit. On note aussi les deux encoches qui permettent le sortir le miroir primaire le cas échéant.
![]() Ensuite, il ne reste plus qu'à tirer la lame par le support du secondaire, et à refermer rapidement le tube. pour ma part, le primaire est nickel, donc rien à faire. Ne pas oublier de marquer l'orientation de la lame via un petit repère. C'est très important pour l'orientation du train optique !
![]() La lame comporte différents éléments :
- La lame
- Le support du secondaire sur lequel se positionnent les trois vis (bob's knobs dans mon cas).
- Le miroir secondaire
- Deux rondelles en papier de chaque coté de la lame
- le baffle du miroir secondaire
![]() On démonte l'ensemble en dévissant le baffle du secondaire tout simplement. Avant de dévisser, on marque encore une fois l'orientation des caches et du secondaire !!! Surtout le secondaire qui lui est vraiment appairé au primaire. Ce qui ne serait pas le cas de la lame elle même apparemment...
![]() Vient le nettoyage en commençant par le secondaire. Sans frotter, dans une solution de 50% d'alcool et 50% d'eau déminéralisée, puis rinçage à l'eau déminéralisée pure. La vilaine trace part toute seule, il s'agit juste de résidu de condensation, ouf ! Vite, je mets le miroir sous cloche !!
![]() Même traitement pour la lame, mais avec le passage du coton gorgé d'eau pour retirer les traces grasses. Sur cette pièce plus grande, j'ai mis du liquide vaisselle pour aider au rincage (tensioactif).
![]() Puis j'ai remonté l'assemblage de la lame en commençant par le revissage du secondaire sur son support.
![]() ![]() Vient le moment où il ne faut pas trembler, et où les coussins rassurent !
![]() On revisse, et voilà !
Résultat : un secondaire impeccable, une lame bien plus propre même si pas parfaite, et une collimation à refaire...
Cette opération, si l'on fait un temps soit peu attention (surtout à l'orientation), ne présente vraiment aucune difficulté.
Je soupçonne le traitement de surface de la lame d'être tout particulèrement résistant car maintenant, il à vraiment l'air comme neuf .
En revanche, après trois mois de pollenisation, c'est à refaire...
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